Des garanties éducatives pour chaque enfant
« Voulez-vous que la République garantisse à chaque enfant de savoir lire, écrire et compter avant le collège, et de quitter l'école avec un métier ? »
Texte de la pétition figé le 18 septembre 2026. Toute modification ultérieure sera signalée ici.
Question complète : « Voulez-vous que la République garantisse réellement à chaque enfant de savoir lire, écrire et compter avant le collège, et de quitter le système éducatif avec un métier ou une formation professionnelle ? »
Les signatures ouvriront en octobre 2026, avec l'assistant qui aidera chacun à proposer sa propre pétition.
À 500 000 soutiens confirmés, la question devient un référendum citoyen dans l'application, avec vote authentifié par carte d'identité.
De quoi s'agit-il ?
La République a jusqu'ici offert des accès à l'éducation et non des garanties réelles, dans un contexte où un marché du travail de plus en plus exigeant exclut les enfants en échec et les jeunes sans formation. Les auteurs de la question jugent dangereux que l'égalité républicaine n'offre pas de garanties aux parents : l'institution doit garantir l'effectivité du service qu'elle rend à la nation.
Le déclassement éducatif de la France dans les classements PISA est connu : le pays se situe autour de la 26e à la 29e place mondiale selon la matière (mathématiques 26e, lecture 29e, sciences 26e).
Le système n'adapte plus les jeunes au marché du travail : un recrutement sur deux est jugé difficile par les employeurs en 2025 (France Travail) ; parmi les employeurs en difficulté, 54 % citent l'insuffisance de diplôme ou de formation ; 12,6 % des 15-29 ans étaient en 2024 ni en emploi, ni en études, ni en formation (INSEE).
La garantie donnée aux parents
En cas de réponse « Oui », le gouvernement dispose de six mois pour présenter les étapes et les moyens d'un plan rendant ces deux garanties effectives.
- Savoir lire, écrire et compter avant le collège serait attesté par un nouveau « certificat d'études ».
- Si l'une des deux garanties n'est pas respectée, l'État rembourse aux familles les frais engagés pour assurer elles-mêmes ce socle éducatif à leur enfant.
- La garantie est opposable par tout parent : l'État doit offrir des solutions réelles pour tout enfant.
Les auteurs de la question assument la conflictualité entre les familles et l'État lors de la mise en œuvre : ces conflits seraient le signe d'une société ambitieuse pour ses enfants.
Arguments pour et contre
Référendum Citoyen ne prend pas position sur le fond des questions. Les arguments sont présentés pour permettre à chacun de se faire son opinion.
- La République doit garantir un minimum réellement acquis, pas seulement un droit théorique : une obligation de résultat sur lire, écrire et compter.
- Sans ces fondamentaux, tout le reste devient fragile ; les évaluations nationales montrent encore des fragilités importantes, notamment dans les milieux défavorisés.
- Une mesure d'égalité réelle : la réussite aux fondamentaux ne dépendrait plus du portefeuille des parents.
- Le système serait enfin obligé de mesurer son efficacité et de repérer plus tôt les élèves en difficulté.
- La deuxième garantie reconnecte l'école avec la vie adulte : chaque jeune disposerait d'une porte d'entrée vers la vie professionnelle.
- Des filières le démontrent déjà : en 2025, 73 % des apprentis de niveau CAP à BTS sortis en 2023 étaient en emploi salarié deux ans plus tard, contre 59 % pour les lycéens professionnels (InserJeunes).
- Un pacte lisible entre la République et les familles : moins de promesses générales, davantage de garanties vérifiables.
- « 100 % des enfants » est une promesse que l'État ne peut pas garantir juridiquement : handicap, troubles, absentéisme, arrivée tardive dans le système scolaire.
- « Savoir lire, écrire et compter » doit être défini précisément, sinon familles et État entreront dans un contentieux permanent.
- L'école ne contrôle pas l'accès à un métier : une entreprise peut fermer, un secteur disparaître.
- « Une formation qui mène à un métier » peut conduire à une orientation forcée vers les secteurs en manque de main-d'œuvre.
- Le remboursement aux familles peut créer une usine à contentieux et une dépense publique impossible à anticiper.
- Effets pervers possibles : abaissement des exigences, certifications facilitées, exclusion statistique des élèves les plus difficiles.
- L'obligation serait fixée avant d'en connaître le coût et les moyens : enseignants spécialisés, personnels médico-sociaux, places en apprentissage.
Que se passe-t-il à l'issue de la pétition ?
Si le « Oui » l'emporte
- Le gouvernement dispose de six mois pour présenter les étapes et les moyens du plan rendant les deux garanties effectives.
- Création d'un nouveau « certificat d'études » attestant les fondamentaux avant le collège.
- Remboursement par l'État des frais engagés par les familles si l'une des garanties n'est pas respectée.
Si le « Non » l'emporte
- L'organisation actuelle du système éducatif est maintenue.
- Aucune garantie opposable n'est créée pour les parents.
Les seuils de mobilisation
Signatures en octobre 2026
Les signatures de cette pétition ouvriront en octobre 2026, en même temps que l'assistant qui aidera chacun à proposer sa propre pétition. Le texte ci-dessus est publié dès maintenant pour être lu, discuté et partagé.
Ce site n'enregistre aucune adresse e-mail ni aucune signature. Le dispositif de signature et les informations sur les données traitées seront publiés sur cette page avant l'ouverture.
Notre méthode d'information
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